notre-mission

pucesEditorial
presidentNotre site internet, que vous êtes de plus en plus nombreux à consulter a, pour vocation première de faire connaitre et de mettre en valeur notre savoir faire via la qualité de nos prestations.

Ce premier objectif de « reconnaissance » semble désormais atteint dans la mesure où vous avez été plus de 33 000 à visiter notre site durant l’année écoulée.

Par ailleurs, l’activité de nos établissements a continué de progresser pour tendre vers un taux d’occupation moyen de 97%, ce qui signifie que plusieurs de nos Résidences sont régulièrement complètes.

C’est là un signe encourageant de l’adaptation de nos prestations à vos besoins : soyez-en Tous remerciés.

Toutefois, il nous parait désormais nécessaire d’utiliser également ce site comme un moyen privilégié nous permettant de vous exposer directement le contexte particulièrement inconfortable et dangereux dans lequel évoluent les gestionnaires d’établissements d’hébergement pour Personnes Agées dépendantes.


Afin de mieux appréhender ce problème, quelques explications indispensables :

Il faut tout d’abord savoir que le budget d’un EHPAD est divisé en 3 parties, chacune d’entre-elles ayant leur financeur : le soin pour l’Etat (les ARS qui ont remplacé les DDASS, sur le budget de la Sécurité Sociale), la dépendance pour les Conseils Généraux (à l’exception du ticket modérateur d’environ 4,50€ par jour payé par les Résidents), l’hébergement restant, quant à lui, à la charge des Résidents et leurs Familles (avec le concours de l’Aide sociale des Conseils Généraux pour les établissements habilités ou conventionnés à l’Aide Sociale, ce qui est le cas pour 9 de nos 15 EHPAD).

Les budgets soins et dépendance sont constitués essentiellement de dépenses de personnel et représentent environ 48% de nos budgets globaux.

Ces dotations nous sont allouées en contrepartie de la signature d’une convention tripartite (d’une durée de 5 ans) reposant d’une part sur la qualité de nos projets d’établissement et d’autre part sur les attentes et/ou exigences de l’Etat et des Conseils Généraux.

Et c’est là où le bât blesse : il faut savoir que les renouvellements de ces  conventions sont en retard de plusieurs années…

Cela signifie donc que les moyens financiers, alloués par l’Etat et les Conseils Généraux, sont quasiment bloqués, voire en réduction, alors que nos autorités de tutelles sont de plus en plus exigeantes en matière de qualité et de contrôle et de plus en plus pressantes au plan administratif. D’autre part il s’avère que nos charges sont très sensiblement augmentées par les effets normaux des conventions collectives, des exigences du marché de l’emploi pour certaines catégories professionnelles (infirmières, aides soignantes, médecins coordonnateurs) et des augmentations  des contrats divers, pourtant âprement renégociés !

Les services de l’Etat sont particulièrement impuissants devant ces situations
, au demeurant totalement inacceptables, dans la mesure où elles nous placent dans des situations dramatiques, tiraillés que nous sommes entre l’obligation de garantir une qualité des prestations optimale (et donc de maintenir les effectifs) et notre devoir d’accueillir des Personnes Âgées, malheureusement de plus en plus dépendantes et présentant des pathologies lourdes.

Mais quand cela s’arrêtera-t-il ?

Bientôt certains gestionnaires ne pourront continuer à gérer des déficits financiers grandissant sans mettre en péril leurs entreprises et ce, qu’elles soient publiques ou privées, associatives ou lucratives !

Cela signifie également la probable disparition, à moyen, voire court terme, de certains établissements, plus particulièrement ceux de taille moyenne.

Est-ce là le but inavoué de l’Etat et des Conseils Généraux qui se renvoient souvent la responsabilité ou s’abritent l’un derrière l’autre, au mépris de la réalité des conditions de travail de nos collaborateurs et de la réalité budgétaire ?


Sommes-nous des centres de dépenses publiques ou des centres de production de prestations en lieu et place des pouvoirs publics qui seraient bien démunis si nous ne pouvions répondre à cette extraordinaire et durable augmentation du nombre de Personnes Agées dépendantes.

J’ose affirmer que nous remplissons une mission de service public et que ces Personnes ont le droit de vivre dignement, de trouver dans nos établissements un ensemble de soins adaptés, après une vie de labeur souvent éprouvante, de garder ou de retrouver une vie sociale et de pouvoir partager des moments les plus heureux et apaisants possibles avec leurs Familles.

Alors, il faut que cette situation intolérable cesse au plus vite !

Pour cela il est avant tout indispensable que la Puissance Publique assume ses responsabilités en totalité et cesse d’exposer les gestionnaires d’EHPAD consciencieux à la vindicte des médias
qui, au-delà des circonvolutions financières rappelées ci-dessus, n’appréhendent notre univers qu’au travers de quelques situations isolées (même si celles-ci doivent être justement dénoncées).

Espérons donc que 2012 apporte enfin un début de solution à cette situation qui n’a que trop duré afin que nous puissions continuer à accomplir nos missions dans le strict respect des Résidents et de nos Collaborateurs.

Yves HERICOURT


Directeur Général
Get the Flash Player To see this player.
bttinfo-dispo
Région
Sélectionnez une catégorie

Defi 2014



Les Bruyeres sur TF1
les Bruyères sur TF1